Le Landeron

A présent, nous sommes certes dans le canton protestant de Neuchâtel. Mais étant donné que la petite ville du Landeron que nous apercevons bientôt, livrait des mercenaires et du vin à Soleure, la ville des ambassadeurs, elle resta – pour des raisons commerciales sans doute – fidèle à l‘ancienne confession. La vieille ville est très idyllique, mais légèrement endormie. Sont à voir la chapelle des „dix-mille martyrs“ et le musée dans l‘hôtel de ville.

Erlach, église de paroisse

De l‘autre côté du canal de la Thielle, on aimerait bien visiter l‘ancienne abbaye bénédictine de Saint-Jean. Mais tout le complexe de bâtiments fait partie aujourd‘hui des établissements Saint-Jean, un centre spécialisé dans l‘application de mesures avec de l‘agriculture, et son accès est assez limité. A l‘exception de la boutique „Hannsenladen“ (point de vente pour les produits de l‘agriculture et des ateliers de l‘établissement), du musée (visite après réservation préalable) et des concerts occasionnels. L‘abbaye est une fondation de Cuno de Fénis, évêque de Lausanne (1039) et fut d‘abord peuplé par des moines venant de St. Blasien dans la Forêt noire. De là, le chemin nous mène vers l‘est le long du lac jusqu‘à la jolie petite ville de Cerlier/Erlach. Qui a envie, peut encore monter jusqu‘au château.

Vinelz/Fénis, fresque d'église

Dans l‘église, aujourd‘hui protestante, une fresque avec une Sainte-Vérène souriante a résisté aux siècles.
A présent, on repart de nouveau vers le sud, en montant à Fénis/Vinelz, où l‘église mérite une visite. Nous découvrons à côté d‘une fresque avec Saint-Christophe, le patron des randonneurs, une autre fresque murale „dans le sein d‘Abraham“ (vers 1300). Le même motif apparaît au sommet de l‘arc du portail principal de la cathédrale de Bâle (vers 1280). En comparant les deux illustrations, on remarque que le Saint-Martin de Fénis tient l‘épée en l‘air, alors qu‘à Bâle il la tient vers le bas. Serait-ce un geste symbolique, par exemple lié à la querelle d‘investiture ?

Fontaine à "St.Jodel"

Peu après avoir quitté le village, notre chemin nous fait passer à côté du Schaltenrain boisé, où se trouvent les restes du Hasenbourg, siège de la famille de Fénis. Cette famille noble a donné deux évêques, Burchard et Cuno, que nous avons rencontrés à plusieurs reprises sur notre chemin.
A présent, le chemin monte légèrement sur la colline de St. Jodel en direction d‘ Anet. D‘un seul endroit sur St. Jodel on embrasse du regard les trois lacs et leur région . St. Jodel rappelle sans doute l‘ancienne chapelle où l‘on invoquait le populaire saint de la peste Jodocus

 

Brochure "Chemin"

 

Ce guide spritituel aimerait vous proposer des impulsions diverses pour relier ces impressions à une démarche de vie personnelle qui invite à cheminer en toute liberté.