Brüglingen, plantation d'iris

A côté d‘un café dans l‘ancienne villa Merian, il y a également le Restaurant Seegarten, qui, depuis sa terrasse, offre une jolie vue sur un grand étang. A l‘extrémité orientale de l‘étang, on trouve sans problème la ViaJura, qui longe à présent la Birse. Peu après le pont du chemin de fer de Münchenstein se trouve sur la gauche l‘intéressant musée de l‘électricité d‘Elektra Birseck (EBM). Plus loin, nous traversons la réserve naturelle de la Reinacher Heide.

Arlesheim, église baroque

Le noyau villageois d‘Arlesheim vaut le détour: outre l‘église baroque avec l‘unique orgue Silbermann en Suisse pratiquement entièrement conservé et les maisons des chanoines (Arlesheim fut à partir de 1679 le siège du chapitre de la cathédrale de la principauté épiscopale de Bâle), il faut voir également l‘Ermitage, un endroit idyllique, autrefois très célèbre. Aucun voyageur venant en Suisse ne ratait alors cette curiosité aménagée à la fin du 18e siècle, avec ses grottes, ses étangs, son bûcher, sa chapelle, son ermitage etc.
Un solide pont en grès rose avec une statue de Saint-Jean de Népomucène nous attend à Dornachbrugg. A mi-chemin en direction de la gare, l‘ancien couvent des Capucins propose des chambres à un prix avantageux ainsi qu‘un restaurant. Sur la place devant l‘église, monument de la bataille près de Dornach (1499) de Jakob Probst: les crânes dans une niche montrent les blessures mortelles des guerriers. Au-dessus de Dornach, visible de loin, se dresse le bâtiment massif du Goetheanum, le centre mondial de l‘anthroposophie.

Dornachbrugg, église du couvent

A l‘entrée d‘Aesch nous attend un petit oratoire avec la vierge d‘Einsiedeln (milieu 18e s.) – indication d‘un ancien chemin de pèlerinage du Sundgau alsacien vers Notre-Dame-de-l‘Ermite (Einsiedeln). Le château du 18e siècle des baillis du prince-évêque, la famille Blarer de Wartensee, est le bâtiment le plus marquant du village. Dans l‘église Saint-Joseph (1819-20), remarquables vitraux de Jakob Düblin (1940) ainsi que la fresque murale dans le chœur et les stations du chemin de croix de Hans Stocker (1942). Aesch est d‘ailleurs une importante commune viticole de Bâle-Campagne avec trois vignobles.

Aesch, viticole Klus

Dans la Klus, d‘importants objets trouvés (sarment, tuteur) témoignent de la viticulture depuis la fin de l‘époque romaine! Le chemin monte à présent vers Pfeffingen, surmonté par la grande ruine du château datant du 12 s., autrefois le siège des comtes de Thierstein et de 1522 à 1702 du bailliage de Pfeffingen des princes-évêques de Bâle.
Près de la ruine, point de départ du chemin de crête des châteaux-forts avec Münchsberg, Schalberg, Engenstein (?) et les grottes préhistoriques.
L‘impressionnant Glögglifels, un poste douanier pouvant être barricadé autrefois, se trouve directement sur notre chemin, à un passage étroit de la crête rocheuse du Blauen. Sans une grande montée, on atteint depuis là le village de Nenzlingen avec l‘église de Saint-Oswald et le hameau situé à l‘ouest dans le Usserfeld avec la chapelle de Saint-Wendelin, un lieu de pèlerinage local des paysans du Laufonnais (ex-votos en bois).

Pfeffingen, ruine du château

A travers les pâturages (prairies sèches sous la protection de la nature cantonale) nous grimpons la pente vers le Blattenpass, un ancien passage du Leimental resp. de la vallée antérieure de la Birse, vers la vallée de Laufon. Le nom vient des plaques de rocher au sommet du col où l‘on voyait autrefois également des traces de charrettes. Près du col se trouvait au 17e/18e siècle une auberge malfamée et légendaire, où se rencontraient des voleurs de grand chemin.
Nous ne passons pas le col, mais continuons le long de la pente en direction du village de Blauen sur la pente sud de la chaîne du même nom (chaîne septentrionale du Jura) situé au-dessus des brouillards. De nombreuses constructions récentes témoignent de sa belle situation. Le chemin descend de nouveau en pente raide vers la Birse et le village de Zwingen. Sur trois îles dans la Birse s‘élève le château entouré d‘eau des barons de Zwingen, dont le pont en bois date peut-être du 16e siècle. Qui autrefois se rendait à la chapelle de Saint-Oswald à côté du château, obtenait au moins 40 jours d‘indulgences.

Nenzlingen, vallée de Laufon

Le chemin suit à présent la Birse jusqu‘à la petite ville de Laufon (all. Laufen). Elle fut fondée par les princes-évêques de Bâle et est aujourd‘hui le chef-lieu du plus récent district du canton de Bâle-Campagne. La vallée de Laufon faisait en effet partie du canton de Berne jusqu‘en 1989. Laufon possède encore des vestiges et trois portes des anciennes murailles. Devant le „Untertor“ (peint par Otto Plattner), deux tombes-dolmen du néolithique trouvées à proximité. Juxtant le Untertor, la

Nenzlingen, vallée de Laufon

remarquable église Sainte-Catherine (1699, rokoko, chrétien-catholique) et juste à côté le musée de la vallée de Laufon avec une importante collection de fossiles, avec les crèches de l‘abbé Bürge, des objets religieux populaires et des tableaux d‘August Cueni. La sculpture sur la place devant le musée est en l‘honneur du chanoine Helias Helye de Beromünster qui a imprimé le plus ancien livre daté de Suisse, le „Mammotrectus“. A Laufen se trouvent les maison-mères de Ricola et de l‘entreprise de céramique sanitaire „Laufen AG“. La petite ville doit son nom aux chutes de la Birse, les „Birs-Laufen“ au-dessus du pont routier vers la gare.