La chapelle St-Barthélemy, située sur le Schönberg au milieu d'’un carrefour fréquenté, est le point initial de notre circuit de pèlerinage à travers la ville de Fribourg. Pour commencer, nous empruntons la Rue Barthélemy et ensuite la Rue Joseph-Chaley, qui nous mène à la RoterTurm (Tour rouge) laquelle construite dès 1250 fait partie des remparts de la ville. Un peu en retrait ce trouve la Katzenturm (Tour des chats), construite en 1360 à un endroit où les remparts étaient difficiles à défendre. Nous descendons les escaliers du Chemin des Remparts, jusqu'à la BernerTurm (Tour de Berne), construite entre 1270 et 1290. Ces trois tours ornent les armoiries de la ville de Fribourg. L'auberge "zum Engel"(de l’Ange), située à quelque pas de la Porte de Berne, accueillait les pèlerins, qui désiraient passer une nuit confortable. Ce gîte, sur lequel veillaient les archanges Gabriel et Raphaël, était situé à un endroit propice, puisqu'il se trouve tout près du Pont de Berne, un passage que tous les pèlerins et autres voyageurs venant de l'Est devaient traverser, s’ils voulaient entrer en ville. Traversant le Pont de Berne, nous passons par la Place
Jean-François Reyff pour atteindre la Place du Petit-St-Jean, nommée ainsi pour les hospitaliers de l’Ordre St-Jean venant de Jérusalem. La fontaine de Ste-Anne, patronne des tanneurs, se trouve sur la partie la plus élevée de la place, quatre anges musiciens et un pèlerin de St-Jacques y sont représentés. Depuis la place du Petit-St-Jean nous remontons la rue de la Samaritaine, jusqu'au numéro 6. A cet endroit, un relief du Saint patron indique l’emplacement de l'ancien hôpital St-Jacques où l'on soignait et hébergeait les pèlerins dépourvus d'argent. Les pèlerins fortunés, faisaient halte à l'Auberge "Drei Könige" (des Trois Rois) contiguë à l’hospice. Le couvent des Augustines et l’église situés tout près, ouvraient également leurs portes aux pèlerins. En suivant la Reichengasse et en passant par l'ancienne Place du marché, nous atteignons la Hochzeitergasse (Rue des Epoux), qui nous conduit à la Cathédrale St- Nicolas. Dans les alentours, plusieurs indices témoignent de la grande présence de St- Jaques. Sur l'autel de la cathédrale figure St-Jacques, vêtu d’un habit sur lequel on trouve une coquille, le symbole jacquaire. A mi-chemin entre la Steinbrückengasse (Rue du pont muré) et le musée, l'église des Cordeliers nous invite à la visite, nous y trouvons entre autres trésors diverses illustrations de St-Jacques.Avant d’arriver à l’église nous passons à côté de la basilique Notre-Dame, la plus ancienne église de Fribourg (datée de 1200); elle servait de chapelle à l'hôpital du même nom, avant que celui-ci, vers la fin du 17ème siècle, ne soit transféré aux Grands-Places et désormais nommé "Hôpital des Bourgeois". Au numéro 14 de la Steinbrückengasse, la façade de l'immeuble était ornée autrefois d’une statue en bois, figurant un pèlerin de Compostell, celui-ci montrait du doigt l'hospice qui se trouvait en face, indiquant aux confrères où ils pouvaient loger.A mi-hauteur de la ville s'élevèrent le château des Ducs de Zähringen, ainsi que l'Hôtel de Ville, dont la tour est dotée d’une pendule monumentale avec deux sonneurs. La rue de Lausanne permettait autrefois aux pèlerins d'atteindre la Porte du Jaquemart (Jacques au marteau), qui était très populaire à cause de son cadran animé. Cette porte, qui fût construite entre les années 1842 et 1845 se trouverait aujourd'hui entre le Restaurant "Le Plaza" et le couvent des Ursulines (Ursulinenkloster) a été démolie en 1856. Aujourd'hui le siège de l’évêché de Lausanne, Genève et Fribourg se trouve tout près de là. A la place Georges-Python, près de l’Université, se trouvait la Porte de Payerne, qui fermait la ville en direction de la plaine de la Broye. La majorité des pèlerins empruntaient la rue de Romont et passait par la Porte de Romont, comme nous le faisons aujourd’hui. Les murs de fondation de cette porte, qui à été démolie en 1856, sont encore visibles au sous- sol du magasin "Manor". La rue de Romont se prolonge aujourd’hui jusqu'’à la gare, dont les nouveaux bâtiments ont été inaugurés en 1929. C’est dans cette zone que se trouvaient le fort St-Jacques et la chapelle du même nom, tous deux ont disparu sans laisser de traces.

Prochaine étape: Fribourg-Romont
Etape alternative: Fribourg-Payerne